Jour 252 – Chévere

Nous avons décidé de rester chez Adela et Antonio pour encore deux semaines.
Cela nous a notamment permis de tourner notre septième sujet de documentaire que nous avons trouvé pas loin de la capitale (grâce à Antonio) et surtout de travailler sur le montage du quatrième documentaire.

Nous en avons aussi profité pour vivre, le temps de quinze jours, une vie de famille presque normale : les petits-déjeuners pancakes de Gabi, les sorties cinéma, les câlins aux chiens, les anniversaires et puis les promenades matinales d’Antonio.

Antonio c’est un gérant d’entreprise pas comme les autres.
Ce blagueur détendu nous emmène un matin à l’aube pour aller faire une marche avec les chiens : Mathilde et Shae. Nous roulons jusqu’à un chemin de terre d’où nous commençons notre ascension à travers la brume matinale. Ca monte dur mais l’atmosphère est magique : des bois d’eucalyptus sur les flancs des montagnes avec les vaches en liberté qui fuient en nous voyant approcher.

Au bout d’une heure, nous arrivons au sommet et là … rien. Que du brouillard. Antonio nous explique alors que normalement d’ici nous pouvons voir tout Quito. C’est à cet instant que le brouillard se dissipe pour laisser place à la ville en contrebas. Nous restons là, assis dans l’herbe, pour quelques minutes encore avant de redescendre.

Généralement, Antonio fait ce chemin en courant à deux reprises le matin. Pour nous, une fois est bien assez et en marchant c’est aussi bien.

Nous profitons aussi de ces deux semaines pour aller découvrir la faune et la flore de l’Equateur.

Nous nous rendons au Jardin Botanique pour une exposition de papillons. Nous sommes plongées dans une serre très humide au milieu de centaines de papillons aux couleurs et formes toujours plus variées. Mais voilà que Fanny se jette à la poursuite d’un énorme et magnifique papillon bleu qui ne veut pas se poser. C’est un autre touriste qui arrive à l’apprivoiser pour que la photographe puisse en profiter.

Nous nous sommes aussi rendues sur la côte pour aller observer les baleines qui sont de passage en cette saison.
Ce qu’il y a de bien avec l’Equateur, c’est que le pays a beau être petit, il n’en reste pas moins très diversifié en paysages. C’est comme ça qu’en une nuit de bus, nous nous retrouvons à Puerto Lopez, sur la côte. Nous y arrivons très tôt. Juste à temps pour voir les bateaux de pêcheurs partir pour leur journée de travail.

Une petite sieste sur hamac pour Clémence et Fanny se dirige vers la jetée pour observer les premiers vendeurs de poissons alpaguer les clients. Un petit monsieur tout mignon s’approche d’elle et de son appareil photo et se met à lui taper la causette. Veleguia a tout juste 84 ans et pète la forme. Il exerce toujours (et ne compte pas s’arrêter) son métier : pêcheur ! Il est ravi et pose tout plein de questions sur la France et se plait à comparer nos deux modes de vie.

Clémence réveillée, il est temps pour nous d’embarquer, pour une vingtaine de dollars, sur un petit bateau direction le large à la poursuite de la grande baleine bleue.
En réalité, les baleines sont plus petites que ça. En approchant, nous observons une baleine qui dans un élan effectue un saut et s’écrase en faisant gicler l’eau autour d’elle. Nous les voyons cracher de l’eau, sortir des nageoires pour dire bonjour et repartir toujours en groupe. On s’amuse à tenter de deviner d’où vont surgir leur dos bleutés.

Nous suivons un groupe de 4 baleines pendant près de trois heures avant d’aller faire un peu de plongée amateur sur les bords d’une île. On nous donne des masques et tubas mais l’eau n’est pas assez claire à la surface pour voir des tortues. Pas grave, tout le monde commence à monter sur le haut du bateau pour s’exercer au saut, que ce soit une bombe ou un beau plongeon. Après une pastèque et un cake à la banane, nous voilà de retour à Puerto Lopez pour récupérer notre bus de nuit.

Quelques jours plus tard, Adela et Antonio nous invite à aller visiter une réserve naturelle : l’Antisana, qui se trouve à une heure en voiture de Quito. Fanny se joint à l’expédition : Adela lui promet qu’on peut y voir des ours ! Béatrice (une amie ayant vécu en France et parlant parfaitement notre langue), son fils et Alejandra se joignent à la balade.
En voiture, nous longeons une gigantesque coulée de lave (solidifiée, depuis le temps) qui serpente au milieu de la vallée. Elle fait une dizaine de kilomètres de long et sa couleur rouge ressort dans le paysage.
Un guide nous accompagne pour la petite randonnée à travers le Paramo. C’est un paysage d’altitude typique d’Equateur : un sol très humide recouvert d’une végétation basse faite principalement de grandes gerbes d’herbes jaunes. Munis de jumelles, on s’extasie tous devant le vol de condors qui semblent danser au-dessus de nos têtes. On essaye de repérer des ours mais il faut croire qu’ils ne se montreront pas aujourd’hui !

On reprend ensuite la voiture pour aller manger dans un restaurant d’où nous pourrons observer sur une falaise en face un jeune faucon s’entraînant à voler.
Le ventre plein, nous nous rendons aux pieds de l’Antisana. Ce volcan de 5750m d’altitude a son sommet tout enneigé. En contre-bas, le Lac Mica permet d’alimenter en eau une partie de la ville de Quito. Dans la brume, des arcs-en-ciel se dessinent au-dessus du lac tandis qu’avec Béatrice nous nous mettons à la recherche de petits lapins.

Nous aurons passé de merveilleux moments avec cette famille qui nous a ouvert ses portes avec beaucoup de générosité. Nous les remercions pour nous avoir permis de vivre tous ces moments.

L’Equateur aura été une magnifique expérience en grande partie grâce à vous !
Nous espérons sincèrement vous voir très bientôt débarquer sur les côtes françaises où vous serez toujours les bienvenus !

Ne perdons pas le nord, mais suivons la flèche !

Join the discussion 3 Comments

  • Marie-Line dit :

    Beaucoup d’émotion à nouveau car il y a 1 an nous étions nous aussi sur ces marches ! La famille française des PAEZ se sera agrandie avec vous !
    Vous avez eu plus de chance que nous pour l’Antisana et c’est tant mieux !
    Bises pour les dernières semaines qui vont vous faire boucler la boucle
    ML & family

  • Antonio Paez dit :

    Fanny y Clem:
    Fue un gusto conocerlas y compartir este tiempo con ustedes. Muchas gracias por sus lindas palabras para los Paez Espinosa.
    Quedo atento para cuando publiquen su séptimo retrato !!
    Bon chance au Brésil.

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