Jour 205 – Condor, Puma et Serpent

Après trois bus de nuit, nous arrivons à Cusco très tôt le matin.
La mauvaise surprise en arrivant, c’est qu’Alex a beau chercher son petit sac-à-dos partout, celui-ci a disparu.
Dans son malheur cet homme est quelque peu chanceux (ou maladroit) car au passage de frontière pendant la nuit, sa bouteille d’eau avait fuit dans son sac. Nous avions donc récupéré chacun dans nos sacs, ses papiers et ses affaires importantes.
Résultat, le voleur de sac a dû se retrouver avec une Barbie (Marielle) et un livre : maigre butin !

Alors que les garçons partent s’installer et se reposer à l’auberge la moins chère du centre historique, vos Déboussolées élisent résidence dans un McDonald’s plutôt original, sur la place centrale de Cusco. Ce restaurant ressemble plus à un musée Inca qu’à un fast-food mais avec en plus, la précieuse Wifi.
Nous passons la journée à attendre la réponse de notre Couchsurfeur Alvaro qui doit bientôt rentrer chez lui. Celui-ci ne peut nous accueillir que pour une nuit mais l’expérience couchsurfing nous manque tellement que nous n’hésitons pas à patienter quelques heures. Nous profitons de tout ce temps pour travailler sur le sous-titrage du documentaire d’Andréa.

Mais voilà qu’à la moitié de la journée, le courant se coupe dans tout le restaurant. Nous nous demandons si en branchant le Macbook sur ce qui s’avéraient être des prises pas aux normes, nous n’avons pas crée l’incident… Nous sommes priées, comme tous les clients, de quitter le restaurant en attendant que le courant revienne. Plus tard, nous apprendrons que l’électricité a été coupée momentanément dans toute la ville : nous ne sommes donc pas responsables de la fermeture de toutes les boutiques sur la Plaza das Armas.

Nous rejoignons Alvaro en fin de journée en bordure de ville. Nous quittons le centre touristique de Cusco très sympathique pour une banlieue bien moins classe mais plus tranquille. Alvaro nous accueille dans sa grande maison dans laquelle il vit avec ses frères. L’endroit est très grand mais humble. Nous passons la soirée à partager avec Alvaro, étudiant en géologie, sur la culture Inca, Quechua et Péruvienne. Nous écoutons avec intérêt toutes les histoires qu’il a à nous raconter et les musiques Valicha des chanteurs en pancho jouant de la flûte dans les montagnes du Pérou.
Il nous parle de sa passion pour la culture de ses ancêtres et nous apprend que celle-ci subit malheureusement depuis ces dernières années une contre-mode. Les péruviens des villes ne se vantent pas d’avoir des origines indigènes. C’est pour eux une marque d’infériorité et de honte. Il nous raconte que la nouvelle génération péruvienne tente de revaloriser cette culture : lui par exemple apprend le quechua.

Le lendemain, nous repartons dans le centre historique de Cusco pour rejoindre Robin et Alex à leur auberge, Alvaro ne pouvant pas nous héberger plus longtemps, recevant d’autres CouchSurfers les soirs d’après.

Nous profitons du lundi pour visiter les alentours et nous promener dans les rues animées de Cusco. La ville est splendide avec ses grandes places, ses grandes églises, ses petites ruelles pavées et ses maisons aux fenêtres bleues.

Nous passons devant la bien fameuse pierre aux 12 angles, faisons irruption dans l’université de la ville en nous faisant passer pour des étudiants étrangers avant d’aller réserver un trek pour le Machu Picchu. Les garçons ont déjà fait du repérage la veille et ont déniché une excursion de 4 jours à travers la jungle pour aller jusqu’au Machu Picchu. Tout inclus (miam, dodo et guide) pour 115 euros.

Nous laissons nos gros sacs-à-dos à l’auberge pour n’emmener avec nous que le strict minimum : 3 culottes, deux tee-shirts et un anti-moustique.
Nous voilà parés pour l’aventure !
Au petit matin, un guide vient nous chercher à l’auberge en mini-van. Nous sommes, en tout, deux véhicules à partir avec une vingtaine de personnes au total de tout âge et … principalement français.

La première étape de ce « trek » est une descente en vélo tout terrain. Après quelques heures de trajet, les guides déchargent les VTT ainsi que leurs équipements. Les tailles ne correspondent pas à grand monde mais tant pis. Il va falloir s’y faire.

Nous entamons la descente sur la grande route goudronnée au milieu des nuages. La route zigzague et nous accélérons de plus en plus. Les sensations de glisse arrivent tout doucement tandis que nous descendons. Nous nous arrêtons de temps à autre pour pouvoir admirer la forêt qui s’étend à nos pieds et observer le tracé de la route que nous allons emprunter à flanc de montagne.
Après 2h de courses poursuites effrénées, nous découvrons en bas de la montagne le petit village de Santa Maria.

Nous arrivons pour mettre les pieds sous la table et déguster un bon repas.
Puis c’est l’heure du rafting. Enfin pour ceux qui ont payé.
En fait, dans ce trek de 4 jours aussi appelé « Jungle Trek », des options d’activités sont offertes pour un prix plus important. Nous avons décidé de la jouer économique en prenant la formule de base sans options. Le guide demandant alors qui n’a pas pris l’option rafting, les quatre seuls fauchés lèvent la main. Pour nous, pas d’activité coloriage. Il va falloir trouver de quoi s’occuper. Nous décidons d’aller faire un tour dans le fleuve Willcumaya pour nous baigner.

Arrivés là-bas, nous découvrons une rivière semi-propre. Le sable s’enfonce et il ne faut pas s’approcher des courants trop forts. Nous retombons en enfance le temps de quelques heures alors que nous imaginons avec un bâton être un ninja ou des hommes de cro-magnons découvrant une terre nouvelle. Ce que nous n’avions pas encore remarqué, c’est que les moustiques (qui ont une tête de moucherons ici), nous mangeaient les jambes en silence. Nous rentrons pour limiter les dégâts et commencer à nous asperger de répulsif.

Nous sommes les seuls à nous coucher de bonne heure, sachant que le lendemain nous attendent plus de 8h de marche.

Nous quittons très tôt le village pour rejoindre Santa Teresa.
Nous sommes séparés en deux groupes avec les guides : un en espagnol, l’autre en anglais. Pour éviter la foule, nous décidons de rejoindre le groupe espagnol composé seulement de 5 personnes (nous quatre inclus). Notre guide, Jésus dit « Boubou », est super intéressant et très communicatif.

Après quelques centaines de mètres, nous traversons un village abandonné depuis plus de 15 ans suite aux débordements des eaux du fleuve. Un autel et des croix ont été installés récemment au centre de l’ancien village. Boubou en profite pour nous parler des croyances des gens d’ici et du mélange de la religion catholique avec les croyances originelles venues des incas, et même d’avant.
Face à nos questions, il nous explique le rôle important de la terre, de la rivière et des montagnes autour pour les gens d’ici : chacune représente une divinité et chaque sommet surplombant un village est son protecteur.

Après le village abandonné nous attendent les cultures de cacao, de café et de coca. Boubou nous explique l’importance de chacun de ces produits dans la culture actuelle mais aussi Inca. De leur temps, la feuille de coca était plus précieuse que l’or car elle permettait aux hommes d’être plus forts et de travailler plus efficacement. Trois feuilles de coca accolées en éventail représentent d’ailleurs les 3 divinités majeures des incas : le Condor (représentant le royaume des Dieux), le Puma (représentant le royaume de Hommes sur Terre) et le Serpent (le royaume des Morts). Très instructif ce Boubou !

Après 2h à s’arrêter toutes les 15 minutes sur le bord du chemin pour attendre le reste du groupe, nos godillots nous démangent d’aller plus vite et à notre rythme. C’est qu’ils sont malins dans leur trek organisé : ils nous arrêtent après chaque montée dans des fermes reconverties en point de ventes de boissons fraîches et de biscuits ! Durs d’attendre sans rien acheter pendant les « 20 minutes de récupération nécessaires au groupe ». Nous tenons le coup en pensant à notre prochain repas.

Mais avant ça, voilà que nous nous arrêtons dans une énième ferme !
Cette fois-ci, Boubou nous fait réunir autour d’une table. Dessus sont disposés des produits de la région. Il nous présente ainsi le fameux café, 6 ou 7 variétés de pommes de terre (dont une poussant à l’air libre et ressemblant à un gros caillou), des fleurs à pigments avec lesquels nous nous dessinons des peintures de guerre (« A nous le Machu Picchu !! ») et le fameux cacao… Devant nos yeux gourmands il nous en fait goûter du 100% (un peu amer tout de même) et une spécialité d’ici : 90% de cacao pour 10% de miel… ça se mange à la petite cuillère ! Un vrai délice qui remet en question notre idée de ne rien acheter…
Boubou finit par nous proposer de boire un étrange breuvage : de l’alcool de maïs infusé au… serpent. Le verre tourne et les têtes de chacun se décomposent après l’absorption dudit liquide. Seule Clémence la Polonaise semble apprécier le breuvage.

La pause terminée, les guerriers repus de chocolat au miel se relancent à l’assaut de la jungle.
Nous atteignons le plus haut point de la journée et une vue dégagée sur la vallée et le fleuve Willcumaya en contre-bas. Derrière nous Santa Maria déjà loin, et derrière les montagnes, c’est la promesse du Machu Picchu qui nous attend !

Le déjeuner dans une petite hacienda est très apprécié, autant que les hamacs qui y sont disposés et que la petite pluie rafraichissante.

Une tournée de répulsif à moustiques distribuée et nous voilà repartis pour la seconde partie de la journée. Après une bonne descente et un pont de singe, nous sommes obligés d’emprunter un panier-tyrolienne nous permettant de rejoindre l’autre rive du fleuve en passant au-dessus de ses eaux.
Apparemment, plus on est de fous dans le « panier » plus l’on va vite. On propose donc à une jeune taïwanaise de se joindre à nous eeeeeet c’est parti !
On lève les bras tout en pensant à bien récupérer une corde à l’arrivée pour ne pas retourner en arrière et obliger les dames s’occupant du passage à nous tracter (n’est ce pas Fanny?)…

Une fois tout le monde passé, un ancien tunnel ferroviaire nous attend et au bout : la nuit. Le soleil se couche bien vite par ici.
Nous rejoignons les thermes d’eau chaude de Santa Teresa pour nous délasser de la journée.

Nous passons une heure à tester les bains aux températures différentes et finissons dans le plus grand à sauter en ronde dans l’eau en chantant tels des petits maternels (serait-ce la fatigue ? ou les vapeurs d’eau chaude peut-être ?).
Un français du groupe nous prend en flagrant délit de crise de rire et se met à nous questionner sur nos voyages. Lui-même se met à nous parler de ses déboires de voyage et à nous raconter des anecdotes trépidantes, se délectant d’avoir un public si attentif. Nous le rebaptiserons donc : Père Castor (faute d’avoir appris son nom pendant ces 4 jours).

Mais la journée est loin d’être terminée ! Les guides nous annoncent que nous sommes encore à un petit bout de Santa Teresa et que nous pouvons prendre un bus pour le rejoindre, la nuit et la fatigue étant tombées.
Très peu pour nous ! Une fois séchés, nous relaçons nos chaussures et rejoignons la route.

A la lumière de nos lampes frontales, les deux Déboussolées se lancent dans une interprétation grandiose du répertoire Disney, les garçons suivant un peu plus loin derrière, voulant éviter d’être hypnotisés par nos mélodieuses voix.
La fatigue de la journée commence à se faire ressentir et les lumières du village n’apparaissent toujours pas.
En revanche, l’endroit est idéal pour regarder le ciel dégagé au-dessus de nos têtes. D’ailleurs la lumière des étoiles est tellement forte que nos lampes sont bientôt inutiles.
On se tait enfin pour apprécier le spectacle.

Une demie-heure plus tard, Santa Teresa apparaît enfin !

On attend devant l’auberge que le reste du groupe arrive en mini-bus et nous montons vite dans nos chambres installer nos affaires.
Mais il faut croire que la fatigue générale s’est envolée. Ici c’est l’ambiance colonie de vacances qui prend le dessus.
Et voilà que c’est la queue devant les toilettes et la douche et que des batailles de chaussures puantes éclatent entre les chambrées.

Mais c’est déjà l’heure d’aller manger dans le restaurant d’à côté.
La longue tablée est bien animée ce soir et tout le monde acclame les guides quand ils nous apportent à chacun un (ou 4 pour les plus braves) shot de téquila.
On décide d’aller dans la boîte-discothèque de la ville sur le champ !
Ni une ni deux, tout le petit monde est parti. Et tant pis si l’on est habillé en pyjama et tongs aux pieds d’ailleurs : Fanny n’a pas la foi de retourner à l’hôtel se changer ! Une quinzaine d’internationaux en pyjamas ou tenues de marches débarquent donc dans la boîte du village, déjà assaillie par d’autres groupes de touristes venus faire le trek.
Ce n’est que 3 heures plus tard que nous rejoindrons l’hôtel.

Au matin, le réveil n’est pas des plus aisé pour tout le monde. Surtout pour David le Québécois qui a mis en pratique nos cours de salsa et qui a dansé toute la nuit.

Après le petit-déjeuner, le groupe se divise de nouveau : activité tyrolienne ce matin.
A part pour nous quatre.
Boubou nous indique la route que nous devons faire à pieds pour rejoindre Hydro-Electrica : la ville que le groupe rejoindra en bus après l’activité du jour.
Nous nous mettons en route, tous guillerets !
Mais le soleil à vite raison de nous. Ca tape beaucoup ici et il n’y a pas un coin d’ombre.
On arrête petit à petit de parler et nous commençons petit à petit à dégouliner. Robin et Alex tentent de se refroidir en piquant une tête dans la rivière que nous longeons pendant que nous continuons à marcher laborieusement à la recherche d’ombre.
Une énorme feuille d’arbre fera guise de parasol pour Fanny, et une écharpe sur la tête de Clémence préviendra d’une insolation.
Les paysages autour de nous sont spectaculaires : nous sommes dans une vallée encadrée d’immenses montagnes verdoyantes qui ont la tête dans les nuages.

Nous arrivons dégoulinants à Hydro-Electrica. Le groupe reformé et le déjeuner avalé, nous repartons pour la dernière partie de la route avant l’ascension du Machu Picchu. Nous devons rejoindre Aguas Calientes, le village aux pieds du site touristique, avant la nuit.

Il faut 2h30 pour rejoindre Aguas Calientes et le chemin est magnifique !
Nous sommes sous une végétation luxuriante et marchons sur les rails d’une voie ferrée. Un train déservant Aguas Calientes et Cusco y passe toutes les 20 minutes. Son grave « Tchou-Tchou » nous sonne de nous écarter de la voie et de laisser passer les wagons transportant les heureux touristes ayant payé la modique somme de 70$ pour pouvoir profiter de ses banquettes.

Avant le coucher du soleil sur la Vallée Sacrée, nous atteignons Aguas Calientes, coincée au fond de la vallée.

Ici, c’est un peu le DisneyLand du Machu Picchu. La ville n’est en fait constituée que d’hôtels, de restaurants, de marchés de produits locaux, et d’agences de voyages. Les touristes se pressent aux tables des restaurants et nous nous dirigeons vers le petit marché couvert pour faire des courses pour la journée du lendemain. En sortant du marché, avocats à la main, nous tombons nez à nez avec Stéphanie (la Québécoise avec qui nous avions fait l’excursion à Uyuni) qui vient de redescendre du Machu Picchu ! On l’empêche de trop nous décrire ce qu’elle a vu là-haut, préférant avoir la surprise le lendemain matin !

Après le dîner, nous rejoignons vite notre lit pour profiter un maximum des quelques heures de sommeil. Nous devons nous lever très tôt le lendemain pour profiter de la fraîcheur de la nuit pour effectuer l’ascension du Machu Picchu.

A 4h45 du matin, nous nous retrouvons au milieu d’une foule de touristes, lampes frontales vissées sur la tête, qui ont eu la même idée que nous et qui attendent l’ouverture des marches du Machu Picchu.
A 5H00, la foule est lancée et tout le monde commence l’infinie grimpette jusqu’au sommet.
Plus d’un en souffrira et on comprendra bien vite l’intérêt de faire la montée de nuit ! On transpire déjà assez comme ça, pas besoin du soleil !
Clem et Alex sont en tête et impossibles à arrêter tandis que Robin gave Fanny de feuilles de coca pour l’aider à mieux respirer.

45 minutes tard, 3,67 litres de sueur en moins et les gambettes flageollantes, on arrive enfin en haut, vivants.
Mais pas le temps de s’assoir : notre guide pour la matinée nous attend à l’intérieur du site et une masse de touristes fatigués et transpirants se presse déjà à l’entrée.
Après avoir joué des coudes, on s’élance tant bien que mal dans le site.

Waouh. On est au Machu Picchu.

On retrouve le guide et le reste du groupe sur une des plus hautes terrasses qui offre un vue dégagée sur ce qu’on reconnait comme étant la photo typique du Machu Micchu, et sur les montagnes qui nous encerclent, littéralement. Le Machu Picchu se dresse en fait au milieu d’un cirque d’immenses montagnes sur lesquels glissent des nuages.
Et nous sommes là. Tous petits au milieu. Réalisant à peine la chance que nous avons.

Le soleil se lève doucement sur ce spectacle et le guide commence ses explications.
Ca doit être surement très intéressant mais on veut profiter de cette lumière pour prendre des photos.
La séance photo s’éternise quand un monsieur tout timide nous demande si on peut le prendre en photo avec sa compagne et le filmer en même temps.
On se saisit des appareils et commençons un shooting photo et un magnifique travelling GoPro quand celui-ci sort de sa poche une petite boîte, se met à genoux devant sa dame et la demande en mariage.
Comme ça ! Au Machu Picchu quoi.
La chanceuse dit oui (elle avait plutôt intérêt) et on leur souhaite tout plein de bonheur avant de se retourner et de réaliser que… le groupe et le guide ont disparu !
Bon. Au moins on aura plus de liberté pour se balader.

Nous avons quatre heures devant nous avant de redescendre et la possibilité de se balader dans le site du Machu Picchu et d’aller marcher jusqu’à la Porte du Soleil, un point de vue sur le Machu Picchu.
Clem et Alex décident d’aller en premier à la Porte du Soleil tandis que Robin et Fanny veulent faire l’inverse.
Mais bon. En gros, on aura vu et fait la même chose.

Le site du Machu Picchu est bien plus grand que ce que nous pensions (et bien plus chargé de touristes aussi…). Il se divise nettement en 2 parties : les immenses terrasses pour les cultures, et la cité dans laquelle se trouve les lieux de cultes et les habitations.
Un « itinéraire à suivre » est tout tracé mais on réussit à s’extirper du flux de visiteurs pour mieux apprécier les différents espaces.
Les tailles et la superposition des pierres sont hallucinantes ! Dans les lieux de culte, les pierres sont tellement lisses et parfaites qu’on dirait qu’elles ont été polies par l’eau et qu’elles sont toutes douces.
On déambule, un peu perdus, dans ces décors, en essayant de s’imaginer la vie ici d’avant et l’effort sur-humain qu’il a fallu pour construire une ville à cet endroit si escarpé.
Tout n’est que dénivelé et recherche de gain d’espace.
Les ruelles sont en fait des descentes ou des montées en escaliers. Les maisons sont toutes imbriquées les unes dans les autres. Un vrai labyrinthe. Dans les plus grandes on peut encore voir les renfoncements dans les murs pour les statuettes sacrées, et en hauteur, les emplacements pour les poutres des toits. Certaines ont un deuxième étage qui est accessible depuis une ruelle en amont. Entre les temples et les maisons, des lamas gambadent tranquillement. Et au détour d’une ruelle, on découvre une vue imprenable sur la vallée et les montagnes.

A la Porte du Soleil, on se pose pour apprécier la vue, une bière Cusquena à la main.
En premier plan : le chemin à travers la montagne que nous venons d’emprunter ; en arrière plan : une ribambelle de montagnes ; et entre les 2 : la cité du Machu Picchu.

On se retrouve tous les 4, un peu sonnés de la matinée, pour déjeuner avant la descente.
En 20 minutes nous sommes en bas et reprenons la route du chemin de fer pour Hydro-Electrica.

Là bas nous attendons une bonne heure que le chauffeur de bus retrouve nos noms sur son papier et nous permette de monter dans un bus pour Cusco.
Le temps passant, nous finissons dans le dernier bus de la journée. On s’assoit, rincés, et pressés de rejoindre Cusco pour se coucher.

Mais 20 minutes plus tard, le mini-bus s’arrête et le chauffeur nous demande de sortir. Nous sommes sur une route étroite de montagne, dans une montée.
Les voitures nous doublent en klaxonnant tandis que notre chauffeur s’allonge sous le bus et commence à trifouiller là-dessous.
Sans rien expliquer, le voilà qui enlève une roue. Puis une deuxième.
Un français (certainement plus mécano que nous) nous explique alors que notre très cher chauffeur change les plaquettes de frein !
Et grand bien lui a pris quand nous voyons les quatre plaquettes de frein au sol, complètement rongées !
On remerciera tous notre conducteur d’avoir pris cette bonne initiative lorsque nous aborderons les grandes descentes en virage de le route pour Cusco !

A Cusco, nous nous rendons à un petit fast-food de cuisine végétarienne. Hamburger aux épinards, yucca frit ou pomme de terre fourrée au tofu. Un délice.
On rejoint ensuite bien vite notre auberge pour faire un gros dodo bien mérité !

Ne perdons pas le nord, mais suivons la flèche !

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  • Marie-Line dit :

    MA-GNI-FI-QUE !!! Quel bol d’avoir vu ce site mythique et splendide – mais qui adore jouer avec les nuages – sous un tel beau temps !
    La Pacha Mama vous gâte pour votre périple andin !
    Que vous nous faites vous découvrir la prochaine fois ? … un peu de patience !
    Bises – ML

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