Jour 162 – Ça barbote chez les mamies

Pour cette nouvelle journée de stop depuis Valparaiso nous sommes plutôt chanceuses ! Nous rencontrons à deux reprises des personnes qui feront un détour de plus d’une heure pour nous amener le plus loin possible. A Los Andes, ce sont deux mineurs qui nous conduisent dans les montagnes, à quelques kilomètres de la frontière.

Nous sommes postées devant une station d’essence au milieu d’une vallée. Assises sur nos sacs nous attendons qu’une voiture s’arrête. Pas moyen de compter qu’un camion nous prenne ici : nous sommes en pleine montée. En attendant, nous observons sur le flanc de la montagne voisine le petit train de la mine qui fait son voyage à travers les sommets.
Nous commentons aussi les camions qui passent (oui nous sommes devenues des passionnées). Un gros camion noir qui a fière allure attire notre attention. Sacré bolide !

C’est alors que, sans avoir rien demandé à personne, ce beau camion pile au milieu de la montée, rien que pour nous. A l’ouverture de la porte, les Déboussolées découvrent Osvaldo avec sa barbichette qui frémit au vent. Nous embarquons avec lui, direction Mendoza en Argentine.

Ce chilien fait pour la première fois ce voyage ce qui ne l’empêche pas de rouler à 140 km/h sur les routes de montagnes. Curva 1, curva 2, curva 3… curva 23. Nous zizaguons jusqu’à atteindre les 3100 mètres d’altitude.
Stop ! Le poste de frontière chilien est planté là, au sommet où le soleil a laissé sa place à un vent froid et à des sommets enneigés.
Du côté argentin, c’est le coucher de soleil sur les montagnes que nous observerons.

Nous aurons passés 5h dans le camion de Osvaldo. 5h à écouter de la cumbia, un genre de musique sud-américain très apprécié ici. Une ou deux chansons ça va. Mais au bout de 5h, nous avions plus envie de sauter du camion que de danser sur cette musique diffusée à tue tête.
Vers 22h30, Osvaldo nous dépose sur la quatre voies de Mendoza avant de continuer sa route à l’est.

Nous nous installons pour 3 jours dans une auberge en plein coeur de Mendoza. Nous en profitons pour travailler sur le montage de notre troisième sujet.
En fait, nous attendons quelqu’un en particulier à Mendoza.

Le quatrième jour, nous retrouvons Ezequiel qui est venu nous chercher à l’auberge. Il s’agit du meilleur ami de Arif, notre hôte couchsurfeur à Ushuaia. La dernière fois que nous l’avons vu, il partait pour 10 jours en Antarctique.
Celui-ci fait ses études de guide de montagne à Mendoza, et revient d’une semaine d’expédition à travers les montagnes de Catamarca avec ses copains d’université.
Nous allons séjourner chez lui pour quelques jours, histoire de découvrir la ville et ses environs.

Pour le premier jour, nous partons à Potrerillos.
A une heure de Mendoza, c’est tout un road trip qui se prépare. Dans la voiture, Fanny prépare les sandwichs Fromage/Guacamole comme elle peut, tandis que nous traversons les fameux vignobles de la région.

Arrivés au lac, nous nous posons pour une petite baignade dans l’eau turquoise. Après, c’est dégustation de maté/cookies et atelier cirque. Nous nous essayons au jonglage : balles et massues. Aie ! Attention que ça ne te tombe pas sur la tête. Puis nous escaladons les rochers roses pour mieux admirer la vue qui s’étend devant nos yeux : l’embalse Potrerillos, un lac bleu azur crée par la construction d’un barrage en aval.
Bel endroit pour fêter la moitié de notre voyage.

Le soir ce sera diffusion Tarantino avec « Django Unchianed » jusqu’à 4h du matin (ses films sont décidément longs). Le lendemain, nous allons traîner au Parc General San Martin. Un peu de slakline au programme, histoire de rire de notre équilibre inexistant pendant qu’Ezequiel se balade comme un funambule sur la corde.

Le lendemain, Ezequiel nous propose d’aller « aux thermes ».
Alors que nous pensions aller faire un trek dans les montagnes pour atteindre des eaux thermales naturelles, désertes, Fanny se retrouve assise dans un bain chaud avec Germaine d’un côté et Marcel de l’autre. Il est vrai que la moyenne d’âge des gens qui se trouvent dans les piscines d’eau chaude est plutôt élevée.
Qu’à cela ne tienne !
La vue est magnifique avec les montagnes désertiques qui s’élèvent devant nous. Et puis rien ne nous empêche de mettre un peu l’ambiance. Fanny décide donc de s’élancer telle Bébé dans Dirty Dancing pour venir s’écraser dans les bras de Clémence, bien moins musclés que ceux de Johnny. Les vagues soulevées par l’expérience n’ont pas l’air d’être du goût de Germaine et Marcel…

Cette journée a tout de même l’avantage de nous avoir bien détendu. Barboter une journée entière dans l’eau chaude ça fatigue mais ça fait du bien.

Le soir, alors que Ezequiel va à l’Université pour ses cours, à 20h, nous allons revoir d’autres têtes connues : Alex et Robin, les deux français croisés à l’auberge de Valpo.

Nous voulons trouver un petit restaurant traditionnel pas cher. Après quelques tentatives (dont l’une nous faisant atterrir dans un restaurant suits & tie recommandé comme « bon marché » par le Routard) et une heure de recherche, nous nous résignons à aller manger dans un espèce de fast-food/supermarché/PMU situé à côté de notre ancienne auberge. C’est Alex, mort de faim, qui avait repéré un « triple » à 2,50 euros sans savoir de quoi il s’agissait. Nous découvrons alors des hot-dogs /panchos longs comme le bras à moins de 1 euro. Ni une, ni deux, nous nous lançons dans une goinfrerie interminable.
C’est sympa de passer une petite soirée entre français, de parler du pays, de ses aventures respectives pendant le voyage… Nous sommes vite rejoints par Ezequiel qui a finit les cours et une canadienne rencontré à Valpo qui fait un semestre d’échange à Mendoza. C’est aussi elle qui héberge les garçons.
Après avoir conclu de se revoir à la Fête des Lumières dans la ville d’origine d’Alex et Robin, ou à Paris, nous rentrons à la maison.

Le lendemain, nous quittons Ezequiel pour la deuxième fois, sans savoir quand nous le reverrons.

Ne perdons pas le nord, mais suivons la flèche !

Join the discussion 4 Comments

  • fabienne dit :

    ça faisait qq temps que je n’avais pas suivi vos péripéties c’est un régal. merci de nous faire voyager et continuez vos belles rencontres
    bisouxxx
    Fabienne

  • Chantal CAURE dit :

    Coucou les jeunes Dames !
    c’est super de vous suivre sur les chemins sud américains, de rencontre en rencontre et d’aventure en aventure…. Encore merci de prendre le temps de nous faire partager tout cela !! Pas de nouvelles depuis Mendoza, vous devez être quelque part sur les routes d’Argentine du Nord. Si vous n’êtes pas encore passées à Salta, vous pouvez voir s’il y a encore un « Backpackers » et faire une photo de la maison et des propriétaires, juste pour voir si ce sont les mêmes que ceux que j’ai connus (il y a peu de chance, mais, quién sabe !)
    bises de Berlin, où je suis en ce moment….
    Chantal

  • Marie-Line dit :

    Hello !
    Où êtes vous après ces bains paradisiaques ? Perdues au fin fond de la Bolivie, sur le chemin de l’Inca ? … vous devez commencer à aborder des contrées un peu plus « roots » où l’oxygène se fait rare parfois !
    J’ai hâte de connaitre la suite de vos aventures !
    Have fun !
    Marie-Line … sous un soleil francilien magnifique

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