Making-Of Tullyo

Vous avez récemment découvert le fabuleux portrait de Tullyo, jeune musicien du Bloco Orquestra Vaodora, à travers notre premier web-documentaire made in Les Déboussolées.

Mais je sens que cette ambiance de festival ne vous a pas suffi. Ou, du moins, vous mourrez d’envie de découvrir comment vos vidéastes préférées ont vécu ce tournage. Très bien, très bien, on vous raconte tout ça.

Tullyo est une de ces bonnes surprises de la vie.
C’est comme les imprévus de VISA à deux minutes d’embarquer dans un avion, sauf que, pour une fois, ça fait plaisir.

Avant même de devenir le protagoniste de notre premier documentaire, Tullyo c’est d’abord pour nous le colloc et cousin de Henrique, la personne qui nous a accepté en couchsurfing pour 4 jours à Rio. C’est comme ça que nous avons fait sa connaissance.
Au matin de notre deuxième jour dans l’appartement, Tullyo nous apprend que, le soir-même, il a une répétition dans le groupe où il joue depuis plusieurs mois avec son « Surdo ». Curieuses de pouvoir être présentes à cette répétition qui, en plus, doit être un peu « spéciale » puisqu’il s’agit du jour des morts, nous lui demandons si nous pouvons venir accompagnées de notre caméra pour filmer, pour le plaisir. Nous lui avions précédemment parlé de nos intentions de documentaires durant cette année en Amérique du Sud, sans jamais évoquer l’idée qu’il puisse en faire partie.
Il accepte avec grand plaisir.
Henrique son cousin fait aussi partie du groupe mais, en raison d’un mariage, celui-ci ne sera pas présent.

Nous arrivons donc au jardin du MAM (Musée d’Art Moderne) pour « prendre quelques vidéos » vers 17h30. Mais, à peine arrivées, nous nous rendons compte que cette répétition va être magique. Et c’est dans un élan de précipitation que nous sortons le matériel et commençons à nous équiper !

Juste le temps de parler à Tullyo du projet de vouloir le filmer durant toute la répétition pour en faire un sujet que nous sommes sur le qui-vive. Il y a de l’agitation un peu partout, des gens qui se font maquiller tandis que d’autres accordent leur instrument. Et puis la répétition commence. Tous en cercle par familles d’instruments autour d’un noyau centrale : les chefs d’orchestres. Puis la nuit commence à tomber et la répétition se termine. Pourtant, le groupe continue à jouer et s’élance dans les rues parallèles au Musée. Au fur et à mesure que nous avançons, de nombreuses personnes qui nous croisent se joignent au groupe pour danser, chanter et partager.

Quand nous arrivons aux Arcs de Lapa, le groupe s’est multiplié. Nous devons être plus de trois cent personnes maintenant. Le groupe s’arrête de marcher, mais pas de jouer. Ce sont maintenant des musiques plus connues qui sont reprises par l’orchestre alors que les fêtards aux alentours se joignent à la danse.

C’est à ce moment là que Tullyo nous propose d’essayer de jouer du « surdo ». Nous n’hésitons pas une seconde, surtout que nous avons déjà filmé plus de 6 heures d’images. Clémence aura du mal à trouver le rythme même si elle sera aidée  pard’autres musiciens venant à son secours pour lui montrer, puis c’est Fanny qui s’y colle avec plus de facilité. Nous quittons tout ce petit groupe après 1h30 du matin.

Cette année Tullyo aura participé avec son cousin Henrique à son premier carnaval de Rio au sein de l’Orquestra Vaodora.

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